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Agroforesterie
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| Entre la déforestation et la conservation des forêts au sens strict du terme existe une alternative, l'agroforesterie. Ce système de gestion des terres forestières peut être, s'il est raisonnablement mené, à la fois vaible économiquement et durable écologiquement. L'agroforêt est gérée par les populations locales qui, si elles exploitent occasionnellement la forêt primaire, s'attachent au maintien d'arbres fruitiers, de résineux, ou d'espèces utilisées pour leur bois, selon le climat et le type d'écosystème. Les paysans dépendent, pour leurs revenus, non pas d'une ou deux espèces cultivées, mais d'une multitude d'espèces. C'est pourquoi le niveau de conservation de la biodiversité végétale dans les agroforêts est réputé pour être particulièrement élevé. Dans certaines régions, jusqu'à 50% de la diversité végétale des forêts primaires subsistent dans les agroforêts. Ce taux de conservation est, en quelque sorte, accidentel, et non intentionnel, puisque le premier souci des agriculteurs porte sur l'utilisation durable des ressources et non sur leur préservation. Dans la province de Lampung sur l'île de Sumatra, où des communautés ont abandonné la pratique de l'agriculture itinérante pour adopter celle de l'agroforesterie il y a moins d'un siècle, c'est le respect du droit coutumier qui assure la pérennité des forêts. Le foncier, le contexte socio-culturel, l'évlolution des pratiques culturales, l'intégration des commuanutés face au marchés national et international sont autant de facteurs déterminants à intégrer. La capacité des agroforêts à évoluer en adoptant de nouvelles stratégies de valorisation de la biodiversité sera décisive pour la survie de ces écosystèmes. | |
Documents, liens :
http://www.cgiar.org/icraf/ : Centre International de Recherche en Agroforesterie. Fiches d'expérience :
I. Un ejido en la Sierra Veracruzana y sus bosques.