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Brevets
La première loi sur les brevets intervient aux Etats-Unis en 1793. Elle est créée pour protéger des innovations de produits et de procédés en octroyant à l'inventeur un monopole de fabrication, d'utilisation et de vente. En 1980, le cas Chakrabarty traitant de la brevetabilité d'un micro-organisme génétiquement modifié allait établir un précédent très important dans l'histoire de la propriété intellectuelle: l'application du brevet au vivant.
Quatre critères sont nécessaires au dépôt d'un brevet : la nouveauté, l'activité inventive, l'utilité industrielle potentielle, et une divulgation suffisante de l'invention (description suffisamment complète pour permettre à une personne du métier de la reproduire). Le brevet représente une protection forte, puisque dans le cas d'innovations biotechnologiques sur du matériel phytogénétique, il interdit la création de nouvelles variétés à partir de la ressource génétique brevetée, la conservation d'une partie de la récolte par l'agriculteur, et la commercialisation de la génération suivante sous forme de semences. La brevetabilité du vivant soulève de sérieuses questions éthiques, qui pèsent cependant peu dans la balance face aux pressions de l'industrie pour une protection forte. L'on constate aussi la revendication de monopole très large de la part des inventeurs en matière de biotechnologies, monopole qui est parfois consenti sans que son impact ait pu être rigoureusement évalué.


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