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C.I.R.A.
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| Les centre internationaux de recherche agronomique appartiennent à un système de recherche agricole mondiale qui s'est mis en place il y a vingt-cinq ans sous le nom de Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (GCRAI ou CGIAR en anglais). Son siège se trouve à la Banque Mondiale à Washington. Le GCRAI est subventionné par un club de donateurs, qui regroupe essentiellement les pays industrialisés et la Banque Mondiale. Avec un budget relativement restreint, 345 millions de dollars soit 0.5 à 4% des dépenses mondiales en recherche agricole, ce réseau de 12 centres de recherche agricole est très influent. La majorité des centres se trouve dans les pays du sud, en particulier dans les centres d'origine et de diversité des plantes cultivés (par exemple le CIMMYT au Mexique a pour mandat d'améliorer le maïs , l'orge, le blé, l'IRRI aux Philippines s'occupe du riz, l'ICARDA en Syrie, sélectionne le blé, l'orge, la fève, la lentille, le pois chiche...).
![]() Les centres internationaux sont à l'initiative de la Révolution verte qui a conduit à une augmentation globale de la production. Cependant de nombreuses critiques accusent les centres internationaux et la Révolution Verte d'avoir accentué les dégradations de l'environnement, l'érosion génétique, le déplacement des petits agriculteurs. Les centres internationaux disposent d'un formidable réseau de banques de gènes. Les ressources génétiques des plantes agricoles stockées dans leurs chambres froides correspond au dixième des collections mondiales, soit près de 600,000 échantillons. Le libre accès aux ressources génétiques que les centres conservent en curatelle pour la FAO est menacé par les pressions accrues d'appropriation privée par les brevets. Les centres internationaux sont aujourd'hui confrontés à deux changements importants dans leur orientation de recherche. Premièrement ils doivent transformer leur approche filière par espèce de plante, pour s'orienter vers une approche plus intégrée de développement durable par régions éco-géographiques, ce qui revient à repenser la recherche de façon à ce qu'elle réponde aux besoins complexes des agricultures paysannes. Deuxièmement, ils doivent moderniser leur programme d' amélioration des plantes classiques en intégrant le développement des biotechnologies. Ce qui implique de pouvoir prévenir les risques écologiques associés au développement des variétés transgéniques et maîtriser les conséquences des droits des brevets sur les échanges de ressources génétiques.
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Documents, liens :
http://cgiar.rafi.org/op9743.html : RAFI's Occasional papers vol 4, n°3 : "CGIAR Governance in 1997 : Governance and the CG's Third Review" (Novembre 1997). (Anglais).
http://www.cgiar.org : le site officiel du Groupe Consultatif de la Recherche Agronomique. (Anglais).
Les 16 CIRA
Bibliographie :
Fiches d'expérience :
Le CGIAR et ses partenaires