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Acteurs et mécanismes
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| Il existe des conflits d'intérêt entre acteurs à de nombreux niveaux dans les pratiques et politiques d'utilisation et de conservation de la biodiversité. Des conflits peuvent survenir à cause de l'inadéquation entre les attentes des communautés locales et la représentation politique et institutionnelle de ces aspirations ; des conflits d'usage entre protecteurs de la nature et ceux qui influent pour une gestion utilitariste ; des conflits de souveraineté sur les ressources entre minorités, ou entre état et minorités ; des conflits entre gestionnaire du bien public et investisseur privé ; des conflits d'accès aux ressources génétiques ou encore des conflit de priorités : la sécurité alimentaire exige-t-elle de privilégier les sources de revenus immédiats ou les cultures moins rentables à court terme ? Un travail important doit être réalisé pour identifier les acteurs, parties en conflits, et l'expression de leurs intérêts dans une nouvelle approche d'une gestion de la biodiversité. Des méthodes de concertation doivent être développées pour fabriquer une compréhension commune et des construire des stratégies de consensus responsables. La cohérence des législations sur la biodiversité aux niveau national, comme au niveau des réglementations internationales est un aspect essentiel pour permettre la stabilité des consensus. Différents régimes juridiques - droit des brevets, gestion des risques et protection de la diversité biologique - s'ajustent sur l'impératif écologique. L'intégration est réalisé pour permettre d'atténuer les heurts sur les concepts d'apparition récente, comme ceux de "patrimoine commun de l'humanité", "développement durable" ou "principe de précaution" , et les conflits de logique entre environnement et développement. Les règles relatives à la recherche, au développement, à la mise sur le marché de produits issu des biotechnologies, sont appelées par des moyens divers à s'adapter à l'objectif de conservation des ressources génétiques. | |
Bibliographie :