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Convention sur la Diversité Biologique
L'idée d'élaborer une convention sur la biodiversité a été émise à l'origine par l'Alliance mondiale pour la Nature (UICN).
En novembre 1988, le Programme des nations Unies pour l'Environnement (PNUE) a réuni un premier comité d'experts. Après 1990, de plus en plus de consultations ont été menées, notamment avec les secrétaiats des diverses conventions existantes, le groupe de conservation des écosystèmes PNUE-UNESCO-FAO-UICN et des groupes de scientifiques.
L'objectif était de finaliser un texte pour être présenté au Sommet de la Terre.
Malgré la lenteur de la progression du texte, il a pu être présenté et signé à Rio par 153 pays (plus la CEE), les Etats-Unis ayant refusé de le signer, le président Bush ayant avancé comme arguments que la convention ferait perdre des emplois aux Américains et qu'il ne voulait pas imposé à 'lindustrie des biotechnologies la moindre restriction en matière de protection des droits intellectuels.
Ce refus a constitué pour la biodiversité un des principaux enjeux de la Conférence de Rio, amenant sans doute de nombreuses signatures issues des pays du Sud, jusque là réticents, voire violemment opposés comme la Malaisie ou l'Inde.

L'idée de départ était de traiter de la faune et de la flore sauvage et de leurs milieux naturels. Le domaine a été étendu aux plantes cultivées, aux animaux domestiques et aux micro-organismes.
Un autre élément important est le cheminement entre conservation, qui était l'objectif de départ et utilisation qui devint la préoccupation principale.


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