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Droits de propriété intellectuelle
L'idée de propriété intellectuelle est née dans le creuset de la pensée révolutionnaire, vers la fin du XVIIIème siècle. La révolution industrielle exigea l'instauration de normes juridiques protégeant la propriété industrielle... et régularisant par là même le jeu de la concurrence dans l'économie.
Ces droits peuvent prendre la forme de brevets, de copyrights, ou encore de marques commerciales. Leur objectif premier est de stimuler l'innovation industrielle ou technologique en assurant à l'inventeur (individu ou firme) un droit exclusif d'exploitation du produit ou du procédé créé.
Au niveau international, la protection des innovations est régie par l'Accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle liés au Commerce (plus communément connus sous le nom de TRIPS, Trade-Related Intellectual Property Rights) du GATT, inscrits depuis 1995 dans les normes de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Tous les pays membres de l'OMC doivent ajuster leur législation nationale pour être en conformité avec les clauses de cet accord. Si les pays industrialisés sont tenus d'avoir d'ores et déjà mis ces droits en application, les pays en voie de développement ont quant, à eux, jusqu'au 1er janvier 2000 pour les mettre en oeuvre.
Dans la domaine de la protection du vivant, qui nous intéresse tout particulièrement, l'ADPIC stipule, dans le fameux article 27.3 (b), que les états peuvent déclarer plantes et animaux non brevetables, auquel cas ils sont cependant tenus de prévoir un régime de protection sui generis pour les variétés végétales. L'Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV) est une référence importante en matière de protection appliquée aux semences.
L'une des principales critiques faites aux droits de propriété intellectuelle tels qu'ils sont conçus dans l'OMC est qu'ils engendrent la privatisation des ressources génétiques, et leur contrôle par un nombre réduit de centres de recherche ou de groupes industriels. De plus, cet instrument est inapproprié quant à la conservation de la biodiversité et à la mise en place d'un contrôle sur l'accès aux ressources génétiques d'un pays.


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