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Erosion génétique
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| L'érosion génétique peut se manifester au niveau de la faune et de la flore sauvage dans le cas d'espèces introduites qui entrent en compétition avec des variétés ou des races sauvages. Cependant, il est plus fréquent de parler d'érosion génétique dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage. L'intensification de l'agriculture passe par l'expansion de l'irrigation et l'introduction de variétés améliorées dites "à haut rendement". Excepté dans les zones de culture marginales (environnement aride ou semi-aride, régions montagneuses), ou dans des régions défavorisées sur le plan socio-économique, les variétés locales de nombreuses espèces cultivées ont été balayées par les nouvelles variétés issues de programme d'amélioration des plantes. L'amélioration génétique donne l'opportunité aux paysans de cultiver des variétés ou des races mieux adaptées aux conditions locales, plus résistantes aux agressions biotiques et abiotiques, ou plus productives. Cependant, la substitution des variétés locales se solde par une érosion de la diversité des plantes cultivées et par une uniformisation génétique croissante. Le déclin de la diversité génétique locale représente une réelle menace pour l'agriculture, et en particulier pour les agricultures de subsistance: une plus grande vulnérabilité des récoltes aux aggressions biotiques due à l'uniformité génétique; la monétarisation complète de l'agriculture, avec un rôle accru pour les industries semencière et petrochimique; en parallèle, l'impossibilité, pour les paysans les plus pauvres, de se retourner vers une agriculture extensive basée sur les variétés locales; la réduction de la diversité génétique qu'utilisent paysans et améliorateurs pour développer de nouvelles variétés. Or, les conditions agro-climatiques étant en perpétuelle évolution, cette diminution du potentiel génétique des plantes pourraient bien poser de graves problèmes dans les années à venir. Dans le domaine de l'élevage, on constate aussi un appauvrissement génétique du cheptel dû, en grande partie, au croisement des races locales avec des races introduites. Celui-ci a pour but, dans le cas de l'espèce bovine, d'augmenter la production laitière. La substitution de races indigènes par des races exogènes est aussi pratiquée pour des raisons de transformation et de commercialisation comme dans le cas de la volaille en Inde. | |
Bibliographie :
Fiches d'expérience :
Entretiens dans le cadre du VI Congrès international sur les cultures andines.
Quito, Equateur, Juin 1988
Entretiens deans le cadre du VI Congrès international sur les cultures andines, Quito, Equateur, Juin 1988.