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Conservation ex-situ
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| Agronomes et améliorateurs savent, depuis longtemps, que la perte des variétés locales, due à l'adoption massive des variétés améliorées, pourrait bien mettre en péril le développement futur de l'agriculture. La notion de conservation est, en quelque sorte, née de cette menace. Très vite, cependant, la conservation a pris l'orientation ex situ. La conférence de 1967 organisée par l'organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme International Biologique (IBP) fut en ce sens décisive. L'on y décida, pour freiner l'érosion génétique des plantes cultivées, de créer un véritable réseaux de banques de gènes, auxquelles les améliorateurs auraient un accès privilégié. L'on opta pour de larges collections, pour des raisons de faisabilité, de coût et d'accès. De plus, ces banques entraient mieux dans le cadre de la recherche agronomique internationale et répondaient mieux aux attentes des industriels de la semence ou de l'agro-alimentaire que ne l'auraient fait de plus modestes collections où la préservation de variétés indigènes pour une utilisation locale aurait pu être privilégiée. La conservation de variétés locales dans leur environnement, ou conservation in situ, quoiqu'elle fût l'objet de longs débats, dut attendre la fin des années 80 pour emerger sur le terrain comme alternative et complément de la conservation statique pratiquée jusque là. Les banques de sperme sont le corollaire des banques de semences végétales pour la conservation de races d'animaux domestiques. Le mode ex situ de conservation est aussi mis en oeuvre pour la préservation de la flore et de la faune sauvage. Les jardins botaniques et arboretums jouent un rôle important dans le maintien de la diversité des plantes ou arbres d'une région. Quant aux parcs zoologiques, ils ont permis la sauvegarde de diverses espèces qui se seraient éteintes sans leur intervention (telles que le bison ou le condor) bien que ces structures n'épousent pas nécessairement un but de conservation. A des nombreux égards, la captivité n'est pas un moyen de conservation idéal. En effet, certains comportements animaux n'ont plus lieu d'être dans un environnement où les prédateurs sont inexistants; de plus, certaines espèces animales ne peuvent se reproduire en captivité. Cette méthode de conservation n'a d'ailleurs pas toujours pu pallier l'extinction d'espèces sauvages. | |
Documents, liens :
http://www.biodiv.org/chm/conv/art15.htm : L'article 9 de la Convention sur la Diversité Biologique traitant de la conservation ex situ.Bibliographie :
Fiches d'expérience :