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Banques de gènes
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| Le matériel génétique des plantes cultivées est stocké dans des banques de gènes sous forme de semences ou de pollen. Les semences sont placées en chambre foide, où elles peuvent être conserver sur le long-terme. Deux techniques alternatives, la cryopréservation (dans de l'azote liquide) et la culture in vitro, permettent de stocker le matériel génétique de plantes récalcitrantes (comme le café, l'amande ou la cacao). Les premières banques de gènes, crées au début des années 50, avaient pour fonction de rassembler les gènes de quelques espèces cultivées pour faciliter leur utilisation dans le domaine de la recherche. Il fallut attendre la fin des années 60 pour que leur mandat de préservation de la variabilité génétique prit de l'importance aux yeux des experts en charge des activités de la FAO sur l'introduction et l'exploration des ressources phytogénétiques. En 1973, ce groupe d'expert fut suppléer par le Bureau International des Ressources Phytogénétiques (IBPGR, aujourd'hui IPGRI - Institut International des Ressources Phytogénétiques). Cet institut favorisa la création de centres nationaux chargés de rassembler, d'évaluer, de décrire et de maintenir des collections de ressources génétiques. Un réseau international de banques de gène s'est par ailleurs constitué, grâce à la coordination de l'IBPGR. Le Groupe Consultatif sur la Recherche Agronomique Internationale, créé en 1971 par la FAO, le PNUD, la Banque Mondiale, et les Fondations Rockefeller et Ford, a longtemps insufflé à ce réseau une orientation favorable à la stratégie de la Révolution Verte. Aujoud'hui, la capacité internationale de gérer les lourdes structures que sont les banques de gène est particulièrement controversée. Les coûts élevés de maintenance, et la qualité du matériel génétique préservé posent question. Souvent, c'est le bien-fondé de la conservation ex situ qui est remis en cause. En effet, cette dernière implique une dissociation entre les ressources génétiques et non seulement leur écosystème d'origine, mais aussi les savoirs des agriculteurs sur ces ressources. Tout aussi crucial est le problème d'accès à ces collections centralisées: les utilisateurs sont issus du milieu de la recherche scientifique pour la plupart, et les communautés locales qui ont contribué à ces collections n'ont aucun contrôle sur l'utilisation de ce matériel. Ainsi, le devenir des banques de gènes est, à de maints égards, incertain. | |
Bibliographie :
Fiches d'expérience :
Réflexions sur les expériences dans le Sud du Brésil