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Génie génétique
Les premières manipulations génétiques ont été tentées en 1973 aux USA.
L'application du génie génétique en agriculture est devenu opérationnelle il y a plus de dix ans avec les premières autorisations d'essai en champ de micro-organismes génétiquement modifiés résistants au gel, et de tomate transgénique résistante à un herbicide. Depuis, plusieurs milliers de tests en champ ont été réalisés aux Etats-Unis et plusieurs centaines en Europe. Des dizaines de variétés transgéniques sont d'ores et déjà commercialisées.

Le génie génétique a été rendu possible par les progrès considérables des techniques de biologie moléculaire qui permettent d'intervenir directement sur la molécule d'ADN, support de l'hérédité pour l'ensemble des êtres vivants. La capacité de faire fonctionner du matériel génétique prélevé sur un animal, une plante ou une bactérie, dans un organisme complètement différent permet de produire de nouveaux êtres vivants qui n'auraient pu naturellement exister.

Le génie génétique offre une nouvelle panoplie d'outils au chercheur, permettant d'agir plus précisément sur des caractères identifiés et d'élargir les nouvelles combinaisons génétiques entre les espèces, tout en augmentant la rapidité de production des variants génétiques. La précision des techniques moléculaires ne doit cependant pas être surestimée : les morceaux d'ADN transférés ne contiennent pas seulement le gène cible mais aussi de l'ADN non caractérisé, le lieu d'intégration du transgène dans le génome hôte est aléatoire, la stabilité dans un processus d'évolution à moyen terme reste inconnue, etc.


Bibliographie :


Fiches d'expérience :