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Parc zoologique
Tout comme les jardins botaniques, les parcs zoologiques ont avant tout une fonction ludique ou pédagogique. Le souci de conservation n'apparaît souvent qu'au second plan, en dépit du fait que certains zoos aient joué un véritable rôle de sauvetage cis-à-vis de certaines espèces menacées.
Si la captivité peut sembler être la méthode la plus efficace pour pallier l'extinction d'espèces animales sauvages, la réalité est beaucoup plus complexe. En effet, si la variabilité de la population en captivité est trop faible, l'espèce n'aura que peu de chances de survie une si elle doit retourner dans son habitat naturel. La variabilité est fonction à la fois du nombre d'individus participant à la reproduction en captivité et de la diversité génétique de la population captive. En théorie, il faudrait, pour s'assurer d'une variabilité conséquente, capturer un grand nombre d'individus. Cela est en pratique irréalisable à cause du taux de mortalité non-négligeable lors des captures, et parce que réduire le nombre d'individus d'une espèce menacée diminue d'autant les chances de survie de cette espèce dans son milieu. De plus, certaines espèces animales ne peuvent se reproduire en captivité. La conservation ex situ par le biais des parcs zoologiques n'est donc pas à privilégier systématiquement. Un certain nombre d'espèces animales telles que le pigeon migrateur américain ou le bison du Caucase se sont d'ailleurs éteintes malgré des efforts de sauvetage menés par des parcs zoologiques. Il est donc clair que la conservation in situ des espèces menacées - c'est-à-dire, indirectement, la préservation des habitats naturels et de l'équilibre de ces écosystèmes - est un passage obligé pour la survie de la faune du globe et la poursuite de son évolution.

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