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Se mobiliser autour de la biodiversité cultivée : thèmes

Privatisation des semences en Europe


Processus européen sur les droits des paysans sur leurs semences : "libérons la diversité !"

Le premier colloque a eu lieu en novembre 2005 à Poitiers.

Depuis le 2ème libérons la diversité s'est déroulé en Espagne en 2006, et le 3ème en Allemagne en 2007, les 4èmes rencontres européennes se sont déroulées en octobre 2008 en Italie.

En savoir plus sur "libérons la diversité !" 2008 en Italie


150 délégués d'organisations paysannes et d'ONG de près de quarante pays de tous les continents se sont réunis en novembre 2005. Quatre ateliers se sont tenus sur la gestion de la biodiversité dans les fermes, les verrous et les normes de commercialisation des semences, la recherche et les modes de production et la contamination par les OGM.


Ce colloque a permis de discuter une stratégie commune entre les organisations européennes et en particulier les réseaux d' l'Espagne, l'Italie et la France sur la gestion de la biodiversité (droits collectifs, demande de mise en application d'un catalogue libre pour les variétés de conservation) et de consolider les liens au niveau international sur une même problématique qui malgré les situations différentes de chaque pays est unanime sur la liberté du paysan de ressemer ses semences.


Par ailleurs, trois motions ont été adoptées à l'unanimité : l'une sur le refus de toutes les technologies "Terminator", l'autre de soutien à la Confédération Paysanne poursuivie par la multinationale Monsanto, enfin la dernière sur le droit des agriculteurs à produire leurs semences.



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Réunion stratégique sur les semences, l'alimentation et les régions sans OGM

Parlement européen, février 2006

À l'initiative d'organisations sociales actives sur les semences paysannes et les semences sans OGM qui étaient présentes au Séminaire européen sur les semences "Libérons la diversité !" à Poitiers, une réunion a été organisée par BEDE /RSP en février 2006 avec le Groupe des Verts du Parlement Européen pour discuter de stratégies politiques et d'actions communes sur les semences paysannes et les semences sans OGM.
On constate que le cadre législatif communautaire prenant en compte et protégeant la biodiversité et les savoir-faire sur les semences paysannes, les semences de variétés traditionnelles, locales et de conservation, est aujourd'hui défectueux en l'absence de mise en application des mesures pourtant prévues de la Directive 98/85/EC sur la certification, le commerce des semences et des mélanges de semences dans l'intérêt de la conservation des ressources génétiques des plantes. Depuis huit années, cette directive de la Commission, qui est le seul cadre dans le dispositif européen où trouve place l'expression des droits des agriculteurs sur leurs semences pour maintenir une agriculture durable, est gelée dans son application, alors que l'Office communautaire des variétés végétales organise avec l'industrie le renforcement de la mise en application des droits des obtenteurs (séminaire d'octobre 2005). En même temps le règlement européen (2100/94) sur les droits des obtentions végétales fondées sur la Convention UPOV 1991, et la transposition dans les lois nationales de la directive 2004/48 sur l'application des droits de propriété intellectuelle sapent progressivement le droit des agriculteurs à ressemer le grain récolté et menacent la biodiversité dans les fermes.
Des orientations stratégiques se sont dégagées des discussions entre les députés européens du Groupe des Verts, et les représentants d'une trentaine d'organisations sociales - syndicats agricoles, ONG, artisans semenciers - venant d'Autriche, Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Norvège, Royaume-Uni et Suisse. Il s'agit d'une part d'un commentaire collectif sur le texte de la directive 98/95, et d'autre part d'expliquer l'impossibilité de coexistence des cultures GM et non-GM et affirmer le droit à l'autodétermination et à la protection des systèmes agraires existant dans chaque état membre.


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